Corse, été 2016 (1)
Je voulais vous dire: n'ayez pas peur de partir sans savoir où vous allez! Généralement, quand je ne sais pas 1 mois à l'avance où nous partons en vacances, ou que nous partons sans avoir rien réservé, je suscite l'inquiétude et le doute... Mais non! Pour nous, c'est aussi ça les vacances: ne pas savoir, improviser. (On ne part pas non plus dans des pays lointains et dangereux, hein! En général, on part en voiture avec une ou deux tentes, voire 3 maintenant. Au pire, on a quelques déconvenues, par exemple vouloir dormir à Bilbao et ne pas trouver de camping, mais jamais rien de grave!).
Cette année, nous avions: 3 semaines, 2 traversées de réservées pour la Corse avec retour par l'Italie, et 4 nuits de location Airbnb dans les 5 Terre.
Etape 1: (On traverse la France avec un stop pas désagréable en famille dans le Rhône) Traversée de nuit Nice-Bastia dans une cabine couchette prévue pour 4 (heureusement, Emilie n'est pas grosse!). De Bastia, on décide de traverser vers l'ouest pour rejoindre Calvi, espérant profiter du calme relatif de la période de transition entre juillet et août... À quelques km au sud de Calvi, on se pose à Lumio, en hauteur, avec une jolie vue sur la baie. De là, il est facile de se rendre à Calvi, l'Île Rousse, Saint-Florent. Nous prenons aussi une journée pour faire le tour du Cap Corse, mais il faut aimer la voiture et les routes sinueuses... Le tour entier est un peu long...





Trois jours dans la Hague
Trois jours dans la Hague, à défaut de vraies vacances, parce que deux semaines à la maison avec les enfants, c'est un peu long... et parce que cet endroit me plaît tellement que je pourrais m'y poser, un jour. Trois jours dont la moitié de vent et de pluie, qui n'enlèvent rien au charme des lieux, mais limitent un peu les sorties. Puis l'apparition du soleil, et des couleurs somptueuses sur la mer, et les routes qui serpentent à travers les vallons comme dans un petit coin d'Irlande, et les panoramas grandioses, et les aplombs vertigineux... Il faudrait bien plus de temps pour parcourir les 80km de chemins côtiers, et retourner chez Prévert, et revoir Vauville, et.....













Le calme avant la tempête
Chez moi, ce dimanche. Un vent glacial de sud-ouest, personne dehors. Le ponton, la porte-écluse, la gare, le Passevin, le chantier Smewing. Puis la route jusqu'à la plage, les agneaux dans les champs, longer la mer jusqu'à Hauteville, les pins, les maisons fermées, éviter la digue trop ventée. Cale sud, les kite-surfs sont de sortie et le vent me glace trop pour rester longtemps. L'école de voile et le Skipper, fermés. La plage balayée par le vent a un air de bout du monde. C'est pourtant seulement le bout de mon parcours; enfin, la moitié... Au retour, un crochet par le château et le cimetière (les plantations se portent bien!), la Cour à Tôt, et puis retour au port... Un dimanche matin sous un soleil imprévu... Et le lendemain, la tempête, la vraie... (De très belles images du Havre ici, chez Laurence!)




1er janvier...
Commencer l'année dans le flou et le froid... Une balade ventée avec Louis, le premier coucher de soleil pour rattraper le dernier, où nous étions sur la route... Fin d'année un peu triste. "Ça ira mieux demain"...
Je ne suis pas douée pour les voeux mais ceux de Jacques Brel me plaisent (1er janvier 1968, Europe1):
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.









Rome en été (5: Colisée, Panthéon, Trastevere...)
Une nouvelle promenade au trajet un peu aléatoire dans les rues de Rome... Heureusement qu'il y avait les fontaines pour se désaltérer et s'amuser... Traverser le Tibre de nouveau... Le Colisée écrasé sous la chaleur de l'après-midi... La foule place du Panthéon... Beaucoup de kilomètres parcourus, et une nouvelle averse torrentielle en fin de journée! Rome au mois d'août n'est pas de tout repos!










(Et je m'aperçois que j'ai repris les mêmes photos que 6 ans auparavant...)



Novembre
C'était hier, 1er novembre, comme un rab' d'été. Pleine mer à 9h30. Du ponton à l'école de voile, 6km, douze aller-retour: mon nouveau parcours. Il ne fait que quelques degrés le matin et hier nous étions sur la plage en maillots de bain... Novembre commençait plutôt bien...











Rome en été (4: Trastevere, Campo dei Fiori, Piazza di Spagna)
Un peu à contre-temps, je reprends le fil de nos déambulations romaines... Une journée commencée autour d'un bon café dans une petite boulangerie sympa près de chez nous, dans le Trastevere. Nos pas nous conduisent ensuite Campo dei Fiori, à l'heure du marché. Un jus de grenade garanti tout plein de vertus anti-oxydantes et autres, une salade de fruits frais... Piazza Navona, la pluie d'orage nous surprend et la place se vide en un rien de temps... Seul un pauvre saltimbanque assis dans le vide est contraint de rester sur place! On gagne la place d'Espagne sous un ciel gris gris gris... Nouvelle averse, très efficace: en quelques minutes, on est trempés jusqu'aux os. On aura quand même contemplé auparavant l'escalier plasma de la boutique Louis Vuit*on qui diffuse une image de cascade... peut-être prémonitoire... Notre priorité étant de rentrer nous sécher au plus vite, c'est l'occasion d'emprunter le métro et de constater le côté très peu pratique du tracé des lignes. La station Trastevere se révèle être très éloignée de notre appartement et je pense qu'il vaut mieux éviter de remémorer aux enfants ce nouveau périple, pieds mouillés dans les sandales, sur des km de trottoirs sales, le long d'artères peu sympathiques... (Les voyages forment la jeunesse, on a dit!)









Octobre (2)
Le havre a revêtu ses couleurs d'automne... De nouveaux venus se sont échoués sur la grève pour l'hiver, ou pour plus longtemps, au milieu des asters maritimes en graines. On a planté des bruyères au cimetière, taillé la lavande, ramassé des figues tombées sur le gravier. On s'est octroyé une journée de soleil en plus, puis on est rentré dans notre campagne sous la lune rousse... Mais définitivement, chez moi c'est là-bas.





















Octobre
Regarder d'un œil distrait quelques photos, et tomber là-dessus... C'était fin août, c'était fin septembre. C'est octobre et ça me manque. Rester sur la plage jusqu'à la nuit -ça va venir vite, la nuit, maintenant, tu me diras-, attendre que le sable devienne froid, trouver de nouveaux chemins ou refaire pour la millième fois les chemins connus... Regarder la mer envahir le havre et se mélanger à l'eau de la rivière, enjamber les criches, rentrer les semelles collées de vase. S'emplir les poumons de cet air-là, les yeux de cette lumière, courir, pédaler, grimper, n'importe, juste vivre, et oublier aussi. Je vais vous laisser. J'ai un rosier à planter dans le jardin miniature que je me suis trouvé, et puis un truc d'ombre aussi, il faut que je réfléchisse. Plantés dans le gravier, ça fleurit bien, et c'est tellement plus joli que les fleurs artificielles défraîchies des voisins. On a bien ri l'été dernier, quand j'ai revu là-bas mon instit de CP, celle que j'appelais "ma deuxième maman", qui a maintenant 80 ans et la manie d'allumer des cierges dans les églises comme le font mes enfants: la voilà, la filiation! On a ri au pied du donjon, on s'est émerveillé des lignes du havre et des lumières changeantes. Je vais vous laisser parce que l'automne c'est encore différent, qu'il y a Paul qui tombe en morceaux, que je veux retourner boire un café à la Gare avant qu'elle ferme. Je pars recharger mes batteries parce que la route n'est pas finie; elle ne fait même que commencer... Je pars un peu et je reviens.













Rome en été (3: Villa d'Hadrien)
Ce jour de canicule (càd un jour comme tous les autres...) où, n'en pouvant plus, nous décidons de prendre la voiture pour sortir de la ville et nous aérer... (C'est notre deuxième jour à Rome, en vérité!). La villa Adriana, que j'imaginais être... une villa (mon côté "blonde")... est en fait une ville étendue sur 150 ha... Et au lieu de l'air tant espéré, c'est une fournaise que nous trouvons! On se met donc en mode "survie" et on réduit au strict minmum notre appétit culturel/historique/architectural ou autre... ce qui est dommage vu la richesse du lieu... Je pense qu'après Delphes par un froid glacial, la villa d'Hadrien figurera au palmarès de nos visites dans des conditions extrêmes!! (Les mines défaites des enfants sur les photos ne sont donc pas des poses d'ados blasés: ils n'en pouvaient vraiment plus!)






































































































































































































