Trois fois rien

29 mars 2015

Cabo de São Vicente (Portugal, 12!)

Sur notre route hésitante vers l'Algarve, une halte au Cap St-Vincent, l'extrême sud-ouest du Portugal. Un paysage de falaises déchiquetées rappelant un peu... le Nez de Jobourg! (Et ce vieux monsieur que nous avons regardé avec une certaine inquiétude descendre le long de la falaise, jusqu'à mi-hauteur, où il s'est installé pour... pêcher? On ne sait toujours pas! (photos 10 et 12: le voyez-vous?)) 

Arrêt ensuite à Portimão, endormie à l'heure du déjeuner. Façades de couleurs vives éclatantes sous le soleil de midi et charme un peu désuet. Nous n'avons pas poursuivi la visite de l'Algarve, découragés par la foule et les plages inaccessibles, pas trop notre conception des vacances... Une nuit à Odeceixe et nous levions le camp.

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28 mars 2015

Prés salés

Retour en été. C'était juillet. Nos journées s'étiraient au rythme des marées et du passage des amis. Stéphanie proposait des visites de sa bergerie et des prés salés où paissent ses brebis. On quitte le havre de Regnéville, on passe la Sienne, on longe le havre de Blainvlle, celui de Geffosses, pour découvrir celui de St-Germain sur Ay. En raison des marées, les brebis ont été mises à l'écart dans un champ (déception d'Emilie!). Mais peu importe, Stéphanie nous entraîne pour des km de marche pieds nus dans les prés salés. On enjambe les ruets, on goûte la verdure qui y pousse, on se gamelle dans la vase (vive le short ton sur ton), on prend des coups de soleil... et on ne s'en plaint même pas tant la bergère est passionnante à écouter parler de son métier, de son parcours atypique, de ses conditions de travail avec un voisinage pas toujours bienveillant... Cette fille est épatante! Après un bon goûter à la bergerie, on repart bien rincés (au sens figuré parce qu'en réalité on est plein de vase). Il nous reste juste ce qu'il faut d'énergie pour une promenade à Hauteville le soir...

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Photos de plage: pointe d'Agon à marée haute.

La Cotentine Moderne - Les Salines - 50430 St-Germain sur Ay

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24 mars 2015

Coef 119

Est ce que les sentiments traversent la rétine et impriment l'émulsion des films photographiques? Est-ce que la mer est belle si le photographe est triste? Le calme du havre et le tumulte à l'intérieur, ça donne quoi? Je crois que les deux interagissent et que l'image est probablement la résultante de tout ça. Il y a l'envie de photographier aussi, qui n'est pas toujours là. On vit parfois des moments magiques avec des lumières de folie, sans envie aucune de photographier. Ou à l'inverse, on peut produire de jolies séries en ayant le cœur six pieds sous terre. Va comprendre... Bref. Voilà quelques photos du week end. C'était la "marée du siècle", on a parcouru de jolis coins, écouté de la bonne musique tassés dans une bergerie, mangé des merguez grillées et bu des bières artisanales pendant que l'eau recouvrait la route en contrebas du champ. On s'est réchauffés dans des couvertures autour d'un grand brasier. C'était chouette. Quelquefois il faut arrêter de se poser trop de questions et juste vivre; c'est ce qu'il y a de mieux à faire... (Et photographier ou pas...)


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Et aussi: 

Les ajoncs sentent la noix de coco.

En découvrant, au réveil, l'eau envahissant les herbus jusqu'à la route, j'ai pensé à mes grands-parents, qui ont vécu ici: de tous temps, les grandes marées ont été un événement populaire. J'ai bien aimé voir la foule venir assister, tôt, au spectacle devant la maison. Tout change et rien ne change. J'ai repensé à ces mots-là aussi.

Stéphanie est une bergère hors du commun! Jetez un oeil à son blog et venez visiter avec elle le havre de St-Germain sur Ay où paissent ses brebis. Elle est intarissable et passionnante!

Lewis Evans en concert acoustique dans la bergerie de Stéphanie: belle découverte! 

J'ai raté plein de monde ce week end! Et j'y vois autant d'occasions de provoquer des retrouvailles, ce qui est finalement une perspective assez sympathique pour les week ends et vacances à venir! 

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15 mars 2015

Avant la fin du monde

Faire le tri des armoires / faire les carreaux / faire à manger / faire au mieux / faire avec / bien faire (et laisser braire) (célèbre devise familiale) / faire son possible / faire aller (cette expression "on fait aller" que je ne connaissais pas avant et qui me fait toujours sourire) / faire les courses / faire connaissance / ne pas s'en faire / faire bon ménage / faire semblant / faire ce qui est à faire / faire trempette / faire son âge / faire du chemin / faire ses nuits (préoccupation essentielle de certains amis au sujet de tes propres enfants) / faire la paix / en faire un plat / faire et défaire (c'est toujours travailler...) / faire des histoires / rien à faire / faire illusion / faire le point / faire attention / ...

Il y a toujours à faire... Je repense à Anna Karina sur sa plage, leitmotiv exaspérant du dernier spectacle de François Morel (que je ne saurais trop vous recommander!) La Fin du monde est pour dimanche ("Fais des frites"... "Fais sensation"......... "Fais pas ch***!" lui répond-il entre autres)

 

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14 mars 2015

Portugal (11) Sintra

Une ballade d'une journée au départ de Lisbonne: on prend le pont du 25 avril qui enjambe le Tage, jusqu'à Sintra, perchée sur la rive droite, entourée de forêts. Curieux endroit hyper-fréquenté mais au charme indéniable, qu'on aimerait (comme souvent) visiter hors saison! Parmi les palais accrochés à la colline, nous choisissons le Palácio da Pena, qu'on découvre après 1 km de montée à travers la fraîcheur d'un joli parc. Curieuse impression devant la façade jaune d'aspect carton-pâte / Disneyland (pardon!), les tours gothiques, donjon, minaret... L'intérieur est tout aussi éclectique. Ma préférence à la cuisine de rêve et à la terrasse avec vue à 360° ou presque sur la campagne environnante...

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10 mars 2015

BIentôt novembre

Un texte d'octobre dernier resté dans les brouillons... Dans la série "états d'âme de la quarantaine" ;-)

 

Tu nous vois, là, sur la plage? La grande blonde c’est pas moi, la grande brune qui parle fort non plus. On a toutes plus ou moins le même âge. Les deux ans qui étaient un fossé au lycée ne sont plus rien maintenant. Je fais juste un blocage avec les 40 ans d’A. qui me paraissent inenvisageables: A. a 8 mois de moins que moi; elle est donc bien plus jeune. Pareil avec M. qui est de décembre alors que je suis d’avril: c’est moi la plus grande. Mais peu importe. C’est bientôt novembre. On s’est retrouvées on ne sait trop comment; d’habitude les zones de vacances, les impératifs, les retours en France… font qu’on n’y arrive pas. C’est bientôt novembre et il fait incroyablement doux. On a de la chance. La mer est haute, et sur cette côte, elle ne se retire pas trop loin. On marche à la limite entre sable mouillé et sable sec. Le sable et le sel font des traces blanches sur nos chaussures. Presque 40 ans qu’on se connaît, ou bien 20, c’est déjà pas mal aussi. On s’est quelquefois éloignées, au gré de nos rencontres, de nos études, de nos voyages. Jamais vraiment perdues de vue et retrouvées maintenant, avec nos vies plus ou moins stables et nos enfants. Elles en ont toutes deux et j’en ai trois, c’est comme ça. On les a eus un peu tard, fichues études longues/fichus détours de la vie… Mais peu importe aussi. Ils sont loin devant, ils courent et ont formé des groupes par âges et par affinités. Ils sont chouettes, ces mômes: on a au moins réussi ça. Nous on marche derrière, on parle de tout et n’importe quoi, on constate que nos vies ne ressemblent en rien à ce qu’on aurait pu prévoir. On a toutes bac+beaucoup et on sait que ça ne change rien à l’affaire. Nos carrières sont hésitantes pour la plupart (voire inexistante pour moi!). Deux d’entre nous sont en pleine séparation et c’est pas la joie. Nos parents nous tracassent à différents degrés, ou nous aident, parfois. On rit beaucoup malgré tout, parce que la vie nous fait parfois des blagues impayables. En nous voyant de loin, on se dit que tout va bien. D’ailleurs c’est le cas, puisqu’on est là! Les tempêtes, on fait avec. On avance malgré tout, tant bien que mal. On avance et la nuit commence à tomber; c’est bientôt novembre tout de même. On va rentrer se faire du thé, avant de repartir chacune de son côté, chacune avec ses 40 ans, ses enfants, et sa vie en chantier...

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07 mars 2015

Portugal (10) Belém

Un dimanche matin, prendre le train à Cais Do Sodré direction Belém... Le hasard fait que nous sommes le 3ème dimanche du mois, jour de la relève de la garde devant le palais présidentiel. On s'assied au bord du trottoir et on assiste au spectacle... On zappe la messe à la cathédrale (!) / on zappe la queue devant l'Antiga Confeitaria de Belém pour les pasteis de nata... et on file se restaurer dans un sympathique resto fréquenté par des grands-mères aux cheveux bleutés. Au musée de la Marine, rester en arrêt devant les cartes anciennes, globes célestes, instruments et embarcations d'une autre époque. Une petite marche le long du Tage juqu'à la célèbre Tour de Belém; on s'installe à une terrasse ombragée avec de grands verres de citronnade glacée, à regarder passer les bateaux et rêver de prendre le large...

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27 février 2015

Portugal (9) Lisboa

Quitter le centre pour Lisbonne, c'est retrouver le traffic automobile, l'agitation de la ville, la saleté aussi parfois, et remplacer la tente de camping par un appartement moderne! Rue de Boavista, nous logeons au quatrième étage (avec des demi-étages qui en valent de vrais!). Le carrelage de l'entrée est à motif "chemise de Stromae" (ce qui est un atout ou pas selon qu'on aime ou non!). Cet appartement blanc aux planchers vernis, aux fenêtres donnant sur la rue, sera un point de chute béni après des journées entières à crapahuter dans la ville.

On gare d'abord la voiture, qui ne bougera plus pendant plusieurs jours (c'est LE moyen de transport à éviter à Lisbonne!). Puis on part explorer le quartier au hasard. Ça grimpe, ça grimpe... jusqu'à un joli parc où des citronnades à la menthe sont les bienvenues... Le coeur vivant du Bairro Alto, on ne le découvrira que plus tard, en grimpant les ruelles escarpées (et en évitant le funiculaire sur les conseils des autochtones!). On se baladera le soir au bord du Tage, le long des terrasses éclairées de lanternes, à jouer avec les vagues et observer le départ des bateaux pour on ne sait où. La place du Commerce et ses touristes se prenant en photo, les spectacles de rue, redescendre les ruelles du Bairro Alto dans l'air tiède du soir... Et refermer les volets du 4ème/8ème étage sur le dernier tram qui passe dans la rue.

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15 février 2015

Blanc

C'était blanc, c'était ensoleillé, c'était joyeux, c'était non stop... Une semaine de ski avec quatre créatures de 7, 8, 11 et 12 ans qui commencent à bien se débrouiller, chacun dans un style différent! Le Grand Massif était parfait pour ces journées de ballade à 6. J'ai aimé la vue sur le Mont Blanc le matin depuis les Grandes Platières, le soleil déclinant au retour entre les sapins, la piste des Cascades reliant Flaine à Sixt, les bières en terrasse, voir les mouflets progresser et prendre de l'assurance (parfois un peu trop...), et voir notre invitée se fondre totalement dans la couvée et nous faire rire avec son humour hors normes! 

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06 février 2015

Prière aux vivants

J'ai une mémoire à trous, qui occulte certains souvenirs et en imprime d'autres durablement (pas toujours les bons...). Il n'y a rien que je connaisse par coeur, sauf certaines chansons idiotes ET ce texte-là (+ les collatérales du nerf médian à l'avant-bras, si quelqu'un sait comment me débarrasser de ça, je veux bien). Punaisé au-dessus de mon bureau pendant x années, j'ai eu le temps d'y penser. Bizarrement, c'est pendant ces années-là que j'en ai le moins fait: en dehors de passer exams après exams, pas grand chose... À 40 balais, il serait peut-être temps de le mettre en application?

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Extrait de "Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants" de Charlotte Delbo (Une Connaissance inutile, éditions de Minuit). Résistante, déportée en 1943 à Auschwitz puis Ravensbrück et rescapée de ces camps. 

 

La fin de cette Prière: 

Je reviens
d’au-delà de la connaissance
il faut maintenant désapprendre
je vois bien qu’autrement
je ne pourrais plus vivre.
Et puis
mieux vaut ne pas y croire
à ces histoires
de revenants
plus jamais vous ne dormirez
si jamais vous les croyez
ces spectres revenants
ces revenants
qui reviennent
sans pouvoir même
expliquer comment.

 

Le grand écart est périlleux, mais nous partons une semaine à la montagne, à 6. Merci pour les petits mots déposés et échangés ces derniers temps, qui sont de précieuses balises en ce début d'année mouvementé.

Et la photo, c'est la Pointe d'Agon le 28 décembre dernier.

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